mardi 18 août 2015

Qu’est-ce que le « Mobilegeddon » et comment minimiser son impact SEO ?

Depuis quelques semaines, la presse s’intéresse tout particulièrement à Google.

Après plusieurs plaintes déposées auprès de la Commission européenne pour abus de position dominante sur les autres moteurs de recherche, c’est un sujet différent qui a fait couler beaucoup d’encre depuis le 21 avril dans le milieu des professionnels du marketing.

Mardi dernier, Google a lancé la décision annoncée deux mois plus tôt : un nouvel algorithme a été mis en place pour favoriser les sites « mobiles-friendly » dans les résultats des pages du moteur de recherche le plus utilisé dans le monde.

Cette décision pourrait bien avoir un impact très important, comme nous le verrons plus bas, dans la stratégie digitale SEO de certains sites et c’est pourquoi nous vous en parlons aujourd’hui dans notre blog marketing.

[ Pour en savoir plus sur le sujet ] Lisez cet article de MARKENTIVE


lundi 17 août 2015

Le rôle des salariés d’une entreprise dans la stratégie social media

[ Social Media  ] Lorsqu’une entreprise s’expose sur les réseaux sociaux, elle connaît les risques en terme d’e-réputation mais, bien souvent, elle s’imagine que les risques de bad buzz ou de mauvaise image viennent de l’extérieur. Pourtant, les clients ne sont pas les seuls à s’exprimer sur les réseaux sociaux, blogs ou forums, les salariés aussi ! Alors pourquoi ne pas se servir des envies d’expression de vos collaborateurs, pour servir votre image ?

Lire plus sur Markentive : c'est par ici

dimanche 16 août 2015

Les 3 phases de rentabilité du marketing digital.


Quel ROI espérer d'une stratégie de marketing digital ?

À partir de quand constate-t-on des résultats ?

Une stratégie webmarketing peut-elle s'essouffler ?

Autant de questions légitimes que se posent directeurs généraux et marketing des entreprises. Environnement concurrentiel et ancienneté : le point sur les facteurs impactant.

[ Lire plus sur Les Echos.fr] : C'est par ici

mardi 11 août 2015

L’Apple Watch, gadget inutile ou filtre à portable ?

Avec 2,3 millions d'unités précommandées de sa montre, selon les dernières estimations, Apple veut dominer le marché des montres et des bracelets connectés. Peut-elle directement concurrencer les montres classiques, puisque telle est l'ambition affichée de l’entreprise ? En attendant le test, tour d'horizon des points sur lesquels le produit d'Apple devra convaincre les consommateurs.

Séduire les amateurs de montre…

Apple propose une montre qui rompt radicalement avec l’horlogerie traditionnelle. Si la batterie semble de bonne facture pour un « smartwatch », de l’avis des premiers tests, il faudra imposer un rechargement quotidien à des habitués de quartz longue durée ou de mécanismes automatiques « éternels ». Faire avaler cette pilule, malgré un chargeur magnétique à induction, censé être plus pratique, est une première difficulté. Mais ce n’est pas la seule.

L’entreprise se positionne en effet sur un secteur « luxe », avec un modèle « Edition » de 11 000 à 18 000 euros, et des ambassadeurs glamours tels que Katy Perry ou Beyoncé. Là encore, le défi est de taille. Les amateurs de montres traditionnelles vous le diront : ils achètent une histoire, des mécanismes artisanaux façonnés à la main et un objet qui traverse les décennies sans encombre.

Face à cela, Apple propose un produit usiné, sans âme réelle, dont seules les finitions du métal et du verre changent entre le modèle d’entrée et le très haut-de-gamme. Et l’objet sera obsolète d’ici une poignée d’années, lorsque l’Apple Watch 2, 3 ou 4 sera commercialisée comme étant la nouvelle sensation.

... comme ceux qui n’en ont pas

D’une certaine manière, le téléphone portable a considérablement affaibli l’intérêt d’une montre grand public : nombreux sont ceux qui s’en passent et consultent l’heure directement sur leur appareil. Comment leur faire acheter une montre ? Qu’apporte l’Apple Watch de plus qu’un iPhone ?

La réponse est simple : pas grand-chose si ce n’est la possibilité de laisser le mobile… dans la poche. C’est le cœur même de l’idée qui a germé chez Apple, selon l’enquête du magazine Wired :

«  L'équipe d'Apple a mis le doigt sur la raison d'être d'une montre. Cela part d'un constat : nos mobiles sont en train de ruiner nos vies. Comme nous autres, [les responsables d'Apple] sont soumis à la tyrannie de la vibration, de la consultation permanente du smartphone, des longues listes de notifications qui nous assaillent. »

L’idée est donc de créer un produit peu intrusif, qui se consulte en un coup d’œil, pour se libérer de l’addiction à son smartphone.

Proposer une nouvelle technologie qui s’attache carrément à son propre corps pour se libérer de la précédente peut sembler gonflé. Mais, selon de premiers témoignages de journalistes ayant pu l’utiliser, la montre peut en effet servir de premier filtre rapide aux dizaines de notifications quotidiennes : on trie ses mails ; accepte une invitation du calendrier ; répond rapidement à un texto... Le smartphone ne se saisit que pour des tâches plus importantes. Pour autant, le réglage des notifications devra être très fin pour éviter que la montre ne tapote votre poignet toutes les dix secondes pour chaque micro-événement de votre vie numérique.

A quoi sert-elle exactement ?

Toutes ces difficultés pourront être surmontées si la montre prouve son utilité au quotidien. Mais que fera-t-elle exactement ? Un peu tout et rien à la fois : communication (téléphone, messages), productivité (mail, agenda, liste de tâches), bracelet sportif… Le fait que la montre d’Apple n’a pas vraiment de grande fonctionnalité-phare qui justifierait à elle seule son achat a, aussi, été amplement commenté.

Certains y verront donc un gadget inutile, d’autres un formidable « bac à sable » pour les développeurs tiers d’applications, qui offriront à chaque consommateur son bonheur. Après tout, le premier iPhone, en 2007, n’était qu’un simple écran dont l’utilité était contestée par beaucoup : « Est-ce qu’il téléphone ? », ironisaient alors de nombreux sceptiques. Huit ans plus tard, l’écosystème d’applications a fait de l’iPhone, et du smartphone en général, un objet courant du quotidien.

Le consommateur intéressé mais raisonnable pourra donc laisser les « fans » essuyer les plâtres de la première génération. Les technophiles qui souhaitent être parmi les premiers à expérimenter l'arrivée d'Apple dans le domaine des « wearables» – lunettes, montres ou casques qui se portent à même le corps – se reporteront plutôt vers l'entrée de gamme « Sport ». Car, malgré des écarts de prix très importants entre les différents modèles, l'intérieur du capot, lui, reste strictement identique.

vendredi 13 mars 2015

Pourquoi Google place Android au coeur de sa stratégie ?

Android sur votre smartphone et tablette. Android sur votre poignet, dans votre voiture, sur votre télévision, dans votre maison... Android partout et tout le temps. Voilà la nouvelle stratégie de Google. Plus que jamais, le géant du web compte sur son système d'exploitation (OS) mobile pour étendre son emprise.

Pour s'en convaincre, il suffit d'analyser la keynote d'ouverture de Google I/O, la grande conférence annuelle des développeurs qui s'est tenue la semaine dernière à San Francisco. Plus de 2h30 quasiment consacrées intégralement à Android. Pas un mot sur son moteur de recherche, sur son navigateur Chrome, sur ses cartes Maps, sur son réseau social Google Plus...

CAPITALISER SUR LA MARQUE

A la place, Google a dévoilé Android Wear, une version adaptée pour les “wearables”, ces gadgets high-tech que l’on porte sur soi. Les deux premières montres équipées sortiront en juillet. La société a aussi présenté Android Auto, en association avec une quarantaine de constructeurs automobiles. Dernière annonce: Android TV, une interface permettant d’accéder à des contenus en ligne depuis sa télévision.
Trois nouveautés, trois déclinaisons de l'OS mobile de Google, La société de Mountain View souhaite clairement capitaliser sur sa marque. Et pour cause: lancé en 2008, Android rencontre un succès fulgurant. Gratuit et ouvert, il équipe aujourd’hui 80% des smartphones vendus dans le monde et 60% des tablettes. Ce sont ainsi plus d'un milliard de personnes qui utilisent un terminal sous Android.
En utilisant cette marque, Google espère ainsi convaincre le grand public de l'intérêt de ces nouveaux objets connectés. Cela est d'autant plus important que la concurrence avec Apple devrait y être aussi féroce qu'elle ne l'est aujourd'hui sur le marché des mobiles. Autre intérêt: rassurer les développeurs, dont le soutien est indispensable pour proposer toujours plus d'applications aux utilisateurs.

DOMINER l'INTERNET DES OBJETS

Avec Android, le moteur de recherche veut mettre toutes les chances de son côté pour dominer la prochaine vague des objets connectés, mais aussi les suivantes. Le potentiel de cet "Internet des objets" fait saliver les géants de la Silicon Valley. Plusieurs cabinets d'études, comme Gartner ou IDC, y voient un marché de plusieurs milliards de dollars par an. Chacun veut sa part du gâteau.
Pour Google, ces objets connectés signifient encore plus de données sur ses utilisateurs. Et donc des publicités mieux ciblées et surtout beaucoup plus pertinentes. Plus de lait dans votre réfrigérateur ? Un supermarché situé sur votre trajet quotidien vous envoie une promotion. Dans un récent document adressé aux autorités boursières américaines, la société indique par ailleurs qu'elle pourrait diffuser de la publicité sur "les réfrigérateurs, les tableaux de bord, les thermostats, les lunettes et les montres".
En début d'année, Google n'a ainsi pas hésité à dépenser plus de 3 milliards de dollars pour acheter Nest, start-up connue pour ses thermostats et ses détecteurs de fumée intelligents. Restées indépendantes, ses équipes travaillent déjà sur la deuxième étape de la maison connectée. Leurs prochains produits devraient aussi embarquer une version adaptée d'Android. Ils serviront alors de fer-de-lance à Google afin de convaincre les autres fabricants à opter pour le même OS.

"EMPRISONNER" LES UTILISATEURS

En démultipliant Android, Google souhaite aussi développer un écosystème complet et multi-plateformes. C'est particulièrement important pour obtenir le soutien des développeurs, en leur permettant de créer facilement des applications compatibles sur l'ensemble des terminaux. Pour les utilisateurs, cela est aussi synonyme de facilité, notamment parce que tous ces objets seront reliés avec leur smartphone.
Tous les appareils sous Android interagiront ensemble, avec les mêmes applications et les mêmes interfaces. Et ils seront d'autant plus fonctionnels qu'ils seront connectés les uns aux autres. Cette stratégie est également employée par Apple et, dans un moindre degré, par Microsoft. La contre-partie: les utilisateurs risquent fort d'être "emprisonnés" dans cet écosystème.
“Si vous possédez un smartphone Android, il sera alors logique d’acheter une montre, une télé ou une voiture aussi équipée d’Android”, explique Brian Blau, analyste au sein de Gartner. Parfois, vous n'aurez même pas le choix. A l'heure actuelle, Android Wear et Android Auto ne sont pas compatibles avec les systèmes concurrents iOS et Windows Phone.

REGAGNER LE CONTRÔLE D'ANDROID

Problème pour Google: Android est un système ouvert qui peut être modifié par les fabricants de smartphones. Ces derniers ne s'en privent pas, à l'image de Samsung qui ajoute une surcouche logicielle baptisée TouchWiz. C'est pour cela que les appareils Android des différents marques n'offrent pas la même expérience. Pour Google, cette situation est devenue dérangeante. Surtout dans l'optique d'imposer un écosystème unifié.
Le groupe de Mountain View veut donc regagner le contrôle de son OS. Première étape: le programme Android One, dévoilé la semaine dernière lors de Google I/O. Celui est destiné aux marchés émergents. Il permet aux constructeurs de bénéficier de solutions clé en main, aussi bien sur le plan matériel que logiciel, pour fabriquer des appareils Android. Cela signifie des versions non modifiées du système, directement mises à jour par Google.
La prochaine étape sera beaucoup plus stratégique: faire la même chose avec les principaux fabricants, plus particulièrement avec le sud-coréen Samsung, numéro un mondial du marché. C'est le programme Android Silver, dont la presse américaine se fait régulièrement l'écho. Google serait prêt à rémunérer ses partenaires pour qu'ils ne touchent pas Android - comme cela leur sera imposé pour les nouvelles déclinaisons de l'OS. Un petit prix à payer.


vendredi 20 février 2015

Le responsable e-Business

Le responsable business en ligne, un directeur des ventes interactives…

Le responsable e-business concilie le monde interactif et le monde des affaires. Son objectif principal : Les ventes.
  • Ventes directes : générées directement en ligne
  • Ventes Indirectes : via la génération de contacts, de leads
On l’assimile souvent au pilotage de la vente en ligne mais il a beaucoup d’affaires en dehors d’internet. Les informations qui le passionnent sont le suivi des KPIs des sites dont il a la charge. Il rentre parfois dans le processus de création de projets web mais s’inscrit plus dans la vie interactive des solutions mise en place et le pilotage de leurs évolutions. C’est souvent lui qui surveille la promotion directe comme les achats de mots clefs, l’affiliation, les campagnes bannières et etc.

Le responsable e-business va devoir :
  • Développer le Chiffre d’Affaire généré grâce à l’interactif
  • Fixer ou tenir les objectifs de vente
  • Proposer et mettre en place de nouvelles actions de développement business

Les livrables du responsable e-business :

du Chiffre d’Affaire rien que du Chiffre d’Affaire
  • des tableaux de bord
  • le plan stratégique annuel ainsi que la stratégie à mettre en œuvre

Un responsable e-business est un directeur commercial (sans équipe commerciale) utilisant les techniques du marketing online et offline pour accroître les ventes, ou ses pistes de ventes, générées en ligne.

Selon la notoriété de la marque et le caractère de l’entreprise (pure player et grandes structures type Priceministrer, Fnac ou plus modestement les marques type Armand Thiery, Celio, Jules, etc.) le budget et l’envergure de l’équipe dont il dispose sont sans commune mesure. Chez les grands acteurs, l’équipe peut atteindre une quarantaine de personnes et plus, alors qu’elle se situe plutôt entre 3 et 10 personnes pour les marques et les sites plus modestes, ou dont la cible est plus restreinte.

Le responsable e-business s’entoure de compétences

Pour satisfaire sa mission, le responsable e-business dispose de toute une artillerie de techniques liées au commerce et au e-marketing. Il encadre des compétences très diverses (designers, développeurs, référenceurs, rédacteurs) dont les propositions et les attentes diffèrent souvent. Il arbitre donc en permanence pour avancer.

Ainsi, en collaboration avec son webmaster, son responsable promotion, son responsable e-marketing et son web-analyst, il élabore les actions à mener et définit l’effort humain et financier que doit consentir l’entreprise pour leur réalisation.

S’aidant de tableaux de bord qu’il a conçus, il vérifie de façon quotidienne ou hebdomadaire ses retours sur investissement, la performance des promotions et des publicités en cours et la capacité de conversion du tunnel de commande et de produits.

« C’est un poste où il est à la fois surveillé par la direction pour les engagements pris, attendu par son équipe, de qui il exige souvent des concessions, et observé par d’autres services internes auprès desquels il compose souvent (DSI, logistique, achats…) »

Il dispose d’excellentes qualités managériales

Autre levier de croissance des ventes d’un site : le référencement et le développement d’espaces publicitaires sur des sites tiers. Dans ce cas le responsable e-business s’appuie sur des spécialistes du référencement naturel et payant (SEO et SEM) et sur des compétences en achat d’espaces.

Au final, toute la difficulté de ce métier est de mixer tous ces leviers – compétences internes, agences partenaires, prestataires de solutions – et de prioriser les actions à mener en fonction du budget et du temps imparti.

Entre 35 et 45 ans, issu généralement du sérail du marketing ou du commerce, le responsable e-business dispose d'une expertise de plusieurs années sur les sites de commerce en ligne.  En résumé, il doit maîtriser la vente et être capable de manager des compétences très hétéroclites, être curieux des technologies innovantes du web, veiller à l'activité concurrentielle et savoir identifier et suivre ses propres indicateurs clés de performance (KPI), qui lui apporteront la matière pour prendre les décisions les plus pertinentes dans sa course vers l’amélioration des ventes.

Salaire

Entre 55 et 65 k€ brut, variable compris pour un premier poste. Entre 50 ou 90 k€ de salaire fixe à ajouter au salaire variable et aux primes, pour un senior.

jeudi 15 janvier 2015

Les plate-formes SaaS, une révolution pour le business des entreprises

Crédit : Fotolia
En mettant de nouveaux outils technologiques (logiciels SaaS) à la disposition de leurs clients, les entreprises transforment leur façon d'appréhender le business. Tous les acteurs de la chaîne jusqu'au client final en sortent gagnant.
La question qui se pose aujourd'hui pour les entreprises n'est plus de savoir s'il convient de mettre en place des outils technologiques pour augmenter leur productivité mais plutôt quelles solutions proposer afin de fluidifier les relations avec leur écosystème en général et avec leurs clients en particulier.

Ainsi, comme toutes les grandes organisations, Groupama a depuis longtemps informatisé ses processus et dispose d'une forte présence sur Internet à travers les différents sites du groupe. Mais jusqu'à récemment, notre approche des technologies restait assez classique, le Web étant surtout perçu comme la continuité de notre activité commerciale. Notre perception et notre action ont profondément évolué à la suite de notre rapprochement avec l'éditeur de logiciel de gestion Cegid dans le capital duquel Groupama a pris une participation financière de 27%. Cette opération s'est faite en 2007 et après un temps pour organiser les équipes et les offres, c'est aujourd'hui que l'on peut en saisir vraiment les bénéfices. En effet, en s'appuyant sur l'expertise technologique de Cegid, nous avons créé des portails Internet destinés à trois catégories de professionnels qui sont pour Groupama de véritables relais de croissance : les chefs d'entreprises des TPE-PME ; les experts-comptables et les élus des collectivités territoriales.

Faire du portail Web un lieu d'échange entre pairs L'idée principale de ces portails est d'en faire des lieux d'échange entre pairs. Il s'agit de créer un écosystème où les internautes vont trouver des réponses à leurs questions et vont être informés de tout ce qui concerne leur environnement fiscal, réglementaire ou financier. Pour cela, les communautés s'appuient également sur l'expertise apportée par des acteurs clés de ces secteurs comme par exemple les chambres de commerce et d'industrie. Les portails permettent également d'avoir accès à des solutions logicielles qui vont accompagner les professionnels dans leur gestion. Ces outils sont accessibles en environnement SaaS (Software as A Service) afin qu'ils soient disponibles tout le temps (Any Time), partout (Any Where) et sur n'importe quel terminal (Any Device).

Quel enseignement devons-nous tirer de la mise en place de ces outils numériques et en quoi pouvons-nous dire qu'ils ont transformé l'entreprise ?

D'abord avec Cegid, Groupama est rentré dans une nouvelle dimension car le Saas est une nouvelle façon d'appréhender le business. C'est en effet la première fois que nous mettons des outils à la disposition des clients et que nous facturons ces outils. Mais c'est aussi et surtout une nouvelle dimension que nous apportons à nos clients et notamment aux experts-comptables. Très souvent, ces derniers sont les seuls interlocuteurs financiers des TPE et même des PME. Or face à la concurrence, ils sont obligés d'enrichir leur gamme de services pour se distinguer. Leur activité va devoir être de plus en plus créatrice de valeur. Et c'est ce que nous leur offrons à travers le portail : avoir la possibilité de donner de la valeur ajoutée à leur activité et ainsi augmenter leurs chiffres d'affaires auprès de leurs clients habituels. Mais également partir à la conquête de nouvelles opportunités en ayant le maximum d'atouts en main. C'est ainsi que la transformation numérique que nous avons engagée permet de valoriser tout l'écosystème de l'entreprise.

mardi 16 décembre 2014

Le trafic internet multiplié par quatre d'ici 2016

Selon une étude réalisée par Cisco, l'usage des terminaux mobiles connectés va porter le trafic mondial à 1,3 zettaoctets.

L'usage croissant des gadgets informatiques telles les tablettes et les smartphones laisse présager une multiplication par quatre du trafic internet d'ici 2016, prédit une étude américaine publiée mercredi.

L'équipementier en télécommunications Cisco estime que le débit internet mondial atteindra 1,3 zettaoctets dans quatre ans, sachant qu'un zettaoctet équivaut à mille milliards de gigaoctets. C'est quatre fois le niveau de 2011, selon le communiqué du groupe californien.

Cette croissance sera d'abord due à la prolifération des appareils permettant de se connecter à internet, poursuit l'étude, qui cite les tablettes, les téléphones portables et « autres gadgets intelligents ».

D'ici 2016, le nombre de connections devrait atteindre 18,9 milliards --soit près de 2,5 par personne--contre 10,3 milliards en 2011.

« Que ce soit par les appels téléphoniques avec webcam, les films sur tablette, la télé par internet ou les vidéo-conférences, la somme de nos actions crée non seulement une demande de zettaoctets de bande passante, mais change aussi en profondeur les conditions nécessaires au réseau pour pouvoir satisfaire les besoins », a indiqué le vice-président de Cisco, Suraj Shetty.

Un deuxième facteur de hausse, selon l'étude, réside dans le nombre croissant d'internautes. En 2016, ils seraient 3,4 milliards, soit environ 45% de la population mondiale, selon les estimations des Nations unies.

L'étude prend aussi en compte la vitesse croissante du débit, qui serait multipliée par quatre, et la part grandissante de la wifi. En 2016, Cisco s'attend à ce que plus de la moitié du trafic internet mondial passe par une connexion sans fil.

vendredi 7 juin 2013

Quelles sont les technologies qui vont vraiment changer le Monde ?


Au cours de ces dernières semaines, trois instituts réputés, Mc Kinsey, le MIT et le Forum économique mondial (WEF) ont publié coup sur coup leurs analyses prospectives respectives des technologies de rupture pour les années à venir. La comparaison de ces trois « palmarès » technologiques est riche d’enseignements et fait apparaître certains points de convergence mais également des différences d’appréciations notables quant à l’impact économique réel d’un certain nombre d’innovations scientifiques et techniques.

Le célèbre cabinet McKinsey a publié début mai une étude intitulée « Les technologies de rupture qui vont transformer la vie et l’économie » (McKinsey et Nytimes).

Dans cette analyse, McKinsey a sélectionné 12 « ruptures » technologiques qui doivent répondre simultanément à quatre critères : la rapidité de diffusion dans l’économie, l’étendue de l’impact économique en terme de salariés concernés, l’effet en termes de productivité et enfin l’impact innovant transversal que cette rupture entraîne dans les autres secteurs scientifiques et industriels.

Il est important de souligner que, selon McKinsey, ce sont les technologies numériques qui vont se tailler la part du lion au cours des prochaines années, en termes d’impact économique et social, puisqu’elles représentent à elles seules 7 des 12 technologies retenues.

Ces technologies numériques sont également celles qui devraient, de loin, permettre les ruptures économiques les plus importantes et entraîner le plus de création de richesse.

À cet égard, il est intéressant de constater la grande disparité d’impact économique entre les différentes technologies retenues par ce classement : selon McKinsey, la technologie classée en tête, l’Internet mobile, aura un potentiel économique aussi considérable à lui seul (10,8 trillions de dollars) que les effets économiques réunis des quatre technologies suivantes dans le classement, à savoir l'automatisation de la connaissance (5,2 trillions de dollars), les objets connectés (2,7 trillions de dollars), l’informatique en nuages (1,7 trillion de dollars) et la robotique avancée (1,7 trillion de dollars).

Quant aux sept dernières technologies de ce classement, les véhicules autonomes (0,2 trillion de dollars), la génomique nouvelle génération (0,7 trillion de dollars), le stockage de l'énergie (0,1 trillion de dollars), l'impression 3D (0,2 trillion de dollars), les matériaux avancés (0,2 trillion de dollars), l'exploration pétrolière avancée (0,1 trillion de dollars), et enfin les énergies renouvelables (0,2 trillion de dollars), on constate que l’addition de leur impact économique global atteint à peine l’impact économique de la robotique avancée et est six fois moins important que l’impact de la technologie phare, l’Internet mobile.

Cette grande disparité d’impact s’explique si l’on prend en considération le nombre de personnes qui vont rapidement être concernées dans leurs vies professionnelle et personnelle par la diffusion de ces différentes innovations.

Or, McKinsey considère que ce sont les trois premières technologies numériques de son classement, l’Internet mobile, l’automatisation de la connaissance et l’Internet des objets qui, démultipliant leurs effets réciproques, auront les conséquences les plus radicales sur la productivité et l’efficacité de l’économie mondiale dans son ensemble.

D’une manière un peu curieuse et à mon sens qui demandera à être vérifiée, la robotique avancée, bien qu’elle soit reconnue par cette étude comme une technologie à très fort potentiel économique et industriel, n’arrive qu’en cinquième position de ce classement.

On peut pourtant se demander, compte tenu du vieillissement démographique mondial sans précédent qui va se produire au cours des 30 prochaines années, et des immenses besoins médicaux sanitaires et sociaux qui en résulteront, si la robotique intelligente n’aura pas un impact au moins aussi important d’ici une génération, que l’Internet mobile ou la connaissance automatique.

De la même façon, on reste un peu dubitatif quant à la faible place accordée par ce classement aux ruptures technologiques liées aux matériaux intelligents et à la production, au transport et au stockage de l’énergie.

Il semble en effet assez probable que des révolutions technologiques majeures vont avoir lieu avant une dizaine d’années dans le domaine clé de l’énergie, à commencer par l’exploitation industrielle des hydrates de méthane sous-marin et de l’hydrogène naturel et par l’arrivée de cellules solaires organiques à haut rendement et à faible coût, autant de bouleversements technologiques dont l’impact économique global pourrait être bien plus important que celui prévu par l’étude de McKinsey.

Par ailleurs, certains économistes observent que depuis 20 ans, l’essentiel de la valeur créée par les technologies numériques s’est traduit par une baisse du prix des produits et non par une forte augmentation des revenus. Il n’est donc pas du tout certain que les technologies numériques restent à ce point dominantes, comme moteur de la croissance économique, par rapport à d’autres domaines d’innovation tout aussi essentiels pour la planète et ses habitants, comme les biotechnologies, les technologies de l’énergie et les technologies « vertes », liées à la restauration et à la valorisation de l’environnement.

Si l’on compare à présent le classement technologique de McKinsey avec ceux que viennent de publier le MIT (Technology Review), et le Forum économique mondial (Forum), on constate qu’un rééquilibrage très important s’opère en faveur des technologies énergétiques, des biotechnologies et enfin des technologies environnementales.

Dans le domaine énergétique, les classements du MIT et du Forum économique mondial convergent pour reconnaître comme technologies de rupture la nano-électronique organique qui devrait permettre de réaliser des cellules solaires photovoltaïques souples, peu coûteuses et très efficace en termes de rendement, ce qui bouleverserait évidemment la donne énergétique mondiale.

Autre domaine où des ruptures technologiques aux conséquences économiques majeures pourraient intervenir : la production de biocarburants à bilan carbone neutre et n’entrant pas en compétition avec les productions agricoles, qu’il s’agisse de carburants issus du bois ou produits à partir de culture industrielle d’algues marines.

Autre innovation dans le domaine de l’énergie considérée comme stratégique par ces deux instituts de recherche, les réseaux en grille, ou réseaux intelligents (smart grid), conçus pour gérer et intégrer l’ensemble des sources d’énergie renouvelable et capables de prévoir et d’ajuster en temps réel l’offre et la demande d’énergie.

Dans le domaine des biotechnologies, ces deux autres classements réhabilitent également certaines innovations scientifiques et techniques majeures, telles que la production d’aliments à haute valeur nutritive, grâce à l’utilisation de techniques génomiques permettant d’optimiser la production de protéines par un contrôle génétique très fin des productions agricoles.

La nanomédecine et les nanomédicaments sont également reconnus par ces deux classements en tant qu’innovation de rupture majeure, susceptible d’apporter des solutions thérapeutiques efficaces et personnalisées dans le traitement des grandes pathologies tueuses (cancer, maladies cardio-vasculaires et maladies neurodégénératives) et d’être à l’origine d’une nouvelle révolution médicale.

Enfin, ces deux classements réintègrent les technologies « vertes » et notamment celles qui permettent la dépollution, la purification et le dessalement de l’eau grâce aux énergies renouvelables ou à l’utilisation de bactéries génétiquement modifiées.

Même si personne ne conteste l’importance et l’impact de la révolution numérique en termes économiques, sociaux et culturels, il faut se garder de céder à un « réductionnisme numérique » et se souvenir que la longue histoire scientifique, technologique et économique des sociétés humaines a été régulièrement bouleversée par des découvertes et inventions totalement inattendues et qui n’étaient pas déductibles des technologies dominantes à une époque donnée.

On peut cependant s’étonner qu’aucune de ces trois études prospectives, sensées déceler les ruptures technologiques majeures qui s’annoncent, n’évoque dans ses prévisions certains sauts scientifiques qui sont à présent passés de l’ordre du possible à celui du probable, comme l’ordinateur quantique, l’optogénétique ou la fusion thermonucléaire contrôlée.

Il y a quelques jours, Google et la NASA ont ainsi annoncé qu’ils venaient de faire l’acquisition d’un ordinateur quantique fabriqué par la société canadienne D Wave (Scientific American et Nytimes).

Selon les premiers tests réalisés, cette machine serait capable de résoudre la plupart des problèmes 11 000 fois plus rapidement que les superordinateurs conventionnels. Ce gain de rapidité pourrait même atteindre un facteur 50 000 pour les calculs les plus complexes. La machine actuelle travaille sur 512 Qbits mais la NASA envisage de porter cette puissance déjà phénoménale à 2048 Qbits.

Si les performances de cet ordinateur quantique se confirment, c’est l’ensemble de notre civilisation qui s’en trouvera radicalement bouleversée. En effet, il deviendra possible avec des machines d’une telle puissance d’effectuer des calculs, modélisations et simulations qui sont aujourd’hui totalement hors de notre portée. En biologie par exemple, on pourra simuler l’évolution des structures et des phénomènes les plus complexes. La conception de nouvelles molécules thérapeutiques s’en trouvera révolutionnée.

De telles machines permettront également des pas de géant en matière de compréhension et de prévision du climat ou encore de conception de nouveaux matériaux aux propriétés inédites.

Si ces machines quantiques tiennent leurs promesses, l’intelligence artificielle partagée et accessible à tous deviendra une réalité et il sera alors possible d’exploiter avec une efficacité à peine concevable aujourd’hui les immenses ressources cognitives disponibles sur l’Internet.

L’optogénétique, pour sa part, est à la fois une discipline et une technologie apparues en 2005. Elle consiste à commander et à contrôler, grâce à des faisceaux lumineux de différentes longueurs d’onde, l’activité d’un groupe de cellules ou de certains gènes.

Cette technique a permis en quelques années de remarquables avancées dans la compréhension du fonctionnement de notre cerveau.

Il y a quelques semaines par exemple, des chercheurs de l’Université de Munich ont découvert, grâce à cette technique de stimulation lumineuse, que les ondes "lentes" de basse fréquence produites par notre cerveau au cours du sommeil profond, étaient produites par un petit groupe très localisé de neurones, situés dans le cortex cérébral (Voir Cell).

Mais l’optogénétique ouvre également une voie entièrement nouvelle en tant qu’outil thérapeutique : en 2010, des chercheurs américains de l’Université Duke ont notamment monté que l’optogénétique permettait de combattre efficacement l’état dépressif lié au stress chez la souris.

En avril 2012, une autre équipe américaine de l’Université de Stanford, dirigée par Karl Deisseroth, le « père » de l’optogénétique, a publié un article qui montre toutes les potentialités thérapeutiques de cette technique encore balbutiante dans le traitement de nombreuses maladies neurologiques ou psychiques, dépression, Parkinson, autisme… (Stanford).

Enfin, comment ne pas clore ce bref panorama des technologies de rupture sans évoquer la fusion thermonucléaire contrôlée qui doit être soigneusement distinguée de l’ensemble des réacteurs nucléaires actuels qui utilisent un autre principe, la fission nucléaire.

Cette technologie consiste à provoquer, comme cela se passe naturellement dans le soleil, la fusion d’isotopes d’hydrogène (le deutérium et le tritium), soit par confinement magnétique (dans des tokamaks qui tiennent leur nom de leurs origines russes), soit par confinement inertiel, en utilisant des lasers extrêmement puissants.

Lorsque cette réaction de fusion a lieu, elle dégage une quantité d’énergie phénoménale, de l’ordre de 4 millions de fois supérieure, à quantité égale de matière utilisée, à celle que dégage le gaz ou le charbon ! En outre, cette technologie n’entraîne pas de déchets radioactifs à longue vie et n’émet pas de gaz à effet de serre.

Depuis 50 ans, les progrès dans la maîtrise de cette technologie ont été considérables et aujourd’hui les scientifiques espèrent atteindre dans quelques années l’équilibre énergétique, c’est-à-dire produire autant d’énergie par cette technique qu’il en a fallu pour générer cette réaction de fusion.

C’est tout l’enjeu du réacteur expérimental ITER, en construction dans le sud de la France à Cadarache. Ce réacteur, fruit d’une coopération internationale, doit permettre d’atteindre d’ici 2030 une maîtrise suffisante de cette technologie pour envisager par ce moyen une production massive et propre d’électricité à partir des années 2040.

On le voit, il n’est pas facile de prédire quelles seront les ruptures technologiques qui vont vraiment bouleverser notre vie d’ici 20 à 30 ans et une chose est sûre : la plupart des prochaines révolutions techniques n’ont pas encore été inventées et nous surprendront !

Mais, ce que nous devons comprendre, comme le rappelle avec force un grand nombre de scientifiques de haut niveau, comme Serge Haroche, notre récent prix Nobel de physique, c’est qu’il ne faut pas tomber dans une conception purement « utilitariste » et économique de la recherche scientifique.

Si la recherche et l’innovation ne peuvent évidemment s’affranchir des contraintes économiques et des exigences de rentabilité et de compétitivité, il est néanmoins indispensable, pour ne pas dire vital pour notre avenir, de continuer à prévoir des structures, projets et programmes spécifiquement dédiés à la recherche fondamentale et théorique de très haut niveau, s’inscrivant sur le long terme.

Ce type de recherche constitue en effet un investissement qui s’avère toujours gagnant car les grands sauts scientifiques conceptuels et théoriques finissent toujours par provoquer des ruptures technologiques majeures, comme le montre l’exemple de la physique quantique ou celui de la génétique.

Si notre vieux continent souhaite conserver son niveau de développement économique et social et son excellence scientifique, il doit d’urgence mettre en œuvre des grands projets de recherche, au financement garanti, non sur trois ou cinq ans, mais sur 10 ou 15 ans. C’est à ce prix que nous parviendrons à retrouver notre capacité d’innovation et notre compétitivité économique face aux nouvelles puissances émergentes qui, chaque jour, nous prennent des marchés et des emplois et affirment leurs ambitions mondiales.

Nous avons tous les atouts économiques, scientifiques et culturels pour gagner cette bataille de l’intelligence mais nous devons apprendre à nous dégager de la tyrannie de l’instant et de la rentabilité à court terme et savoir regarder plus large et plus loin pour relever les immenses défis qui nous attendent.

mercredi 6 juin 2012

Google achète Quickoffice, un créateur de logiciel pour smartphones

Google achète Quickoffice, un créateur de logiciel pour smartphones
Deux acquisitions en une journée pour le géant de l'Internet. Après le service de messagerie instantanée Meebo, c'est au tour de Quickoffice de rejoindre Google.

Google a annoncé mardi l'acquisition pour un montant non précisé du créateur de logiciels Quickoffice, qui permet notamment de créer et éditer des documents sur un smartphone ou une tablette.

Quickoffice est «leader en termes de solution de productivité», a souligné l'ingénieur en chef de Google, Alan Warren, annonçant l'acquisition sur le blog officiel du groupe.

Concurrencer Microsoft et Apple

Cet accord est destiné à aider Google à concurrencer Microsoft et Apple dans la téléphonie mobile, le logiciel de Quickoffice permettant de créer et retoucher des documents Microsoft aux formats Word, Excel et PowerPoint.

«Nous avons travaillé très dur à créer Quickoffice et à en faire un outil intégré, facile à utiliser et néanmoins puissant, pour lire, retoucher, synchroniser et partager des documents n'importe où, n'importe quand», a commenté un cofondateur de la petite société, Alan Masarek, sur le site de la petite société. «Aujourd'hui, nous ouvrons un nouveau chapitre avec Google», a-t-il ajouté.

mardi 29 mai 2012

Découverte d'un nouveau programme malveillant : Flame

L'éditeur de solutions antivirus Kaspersky a annoncé, lundi 28 mai, avoir découvert un nouveau programme malveillant, qui a infecté un grand nombre d'ordinateurs en Iran et dans la région israélo-palestinienne, avant le Soudan et la Syrie. L'attaque aurait visé des représentants étatiques, mais aussi des universitaires, selon les études préliminaires.

Baptisé Flame, le programme serait "dans la nature depuis au moins deux ans. Mais à cause de son extrême complexité, aucun logiciel de sécurité n'a pu le détecter", indique Kaspersky. A la différence de Stuxnet, ou même de Duqu, un autre virus capable de collecter des informations, "l'objectif premier de Flame est le cyberespionnage et le vol d'informations présentes sur les machines infectées". "

C'est une porte dérobée, un cheval de Troie, mais aussi un programme doté de fonctionnalités proches d'un ver informatique", explique le site Secure List. Une fois qu'il infecte un ordinateur, Flame obtient diverses sortes de données stockées sur l'appareil, est capable de prendre des photographies, d'enregistrer des conversations audio et de reconnaître les mots de passe tapés par l'utilisateur.

Le mode d'infection demeure toutefois inconnu. "Nous avons des suspicions à propos de l'exploitation d'une vulnérabilité de Windows, mais nous ne pouvons pas encore le confirmer", note Secure List. L'origine de l'attaque fait également l'objet de spéculations, mais selon les experts, cités par le Washington Post, la sophistication du programme laisse penser qu'une puissance étatique a participé à son élaboration. Mais comme l'indique Secure List, "il n'y a aucune information dans le code, qui permette d'identifier une quelconque nation. Donc, comme pour Stuxnet et Duqu, les auteurs demeurent inconnus".

Après les annonces de Kaspersky, les autorités iraniennes ont annoncé avoir développé un outil permettant de suppimer ce nouveau programme malveillant.

mercredi 23 mai 2012

Leap, le contrôle de l'écran du bout des doigts


Le concept de Leap, dévoilé lundi 21 mai, par la jeune pousse Leap Motion, promet de modifier considérablement le lien entre l'homme et sa machine. Plus besoin de souris ni d'écran tactile, un simple boîtier d'une dizaine de centimètre, relié sans fil au port USB de l'ordinateur, permet de contrôler l'ordinateur. Jouer à des jeux de tir, zoomer sur une carte, ou dessiner à la volée... Les possibilités semblent infinies. Vendu 70 dollars (55 euros), Leap devrait être commercialisé entre décembre 2012 et janvier 2013.

lundi 21 mai 2012

Facebook en forte baisse

Le titre de Facebook, champion des réseaux sociaux, a entamé aujourd’hui sa deuxième journée de cotation très nettement en deçà de son prix d’introduction vendredi à Wall Street. Vers 14h GMT, le titre Facebook accentuait ses pertes et s’enfonçait de 13,68% à 33,00 dollars sur la plateforme boursière technologique Nasdaq, après une ouverture en baisse d’environ 8%.

Bien que le groupe soit valorisé à 104 milliards de dollars, la réception plutôt tiède des investisseurs montrait pour certains experts que ceux-ci ont retenu la leçon de la frénésie autour des valeurs internet. Ils veulent maintenant savoir si la popularité du réseau social aux 900 millions d’utilisateurs peut se traduire en bénéfices.

Facebook a mis vendredi sur le marché 421 millions d’actions, pour une opération à 16,02 milliards de dollars, la plus grosse pour une valeur internet, la deuxième plus grosse pour une valeur américaine tous secteurs confondus.

L’entrée en Bourse si attendue du géant des réseaux sociaux sur internet, lancé il y a huit ans dans une chambre d’étudiant d’Harvard, s’était terminée sur une déception, le titre n’ayant arraché qu’une maigre progression de 0,61% pour finir la séance à 38,23 dollars, soit 23 cents au-delà du cours d’introduction.

jeudi 10 mai 2012

Les ventes sur Internet ont bondi de 24 % au premier trimestre

Le chiffre d'affaires réalisé sur la Toile par les commerçants a atteint 11 milliards d'euros sur les trois premiers mois de l'année. Si le panier moyen diminue, la fréquence des achats augmente.

Les sites de vente sur Internet ne connaissent pas la crise. Selon le bilan publié jeudi par la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad), le chiffre d'affaires réalisé sur la Toile par les commerçants, calculé selon les remontées des principales plates-formes de paiement, a encore progressé de 24 % au cours du premier trimestre, à 11 milliards d'euros. La hausse était de 20 % au cours de la même période de 2011. A périmètre constant, selon le baromètre iCE 40 qui regroupe les informations fournies par 40 sites, la croissance est de 10 % pour les trois premiers mois de l'année. La différence est nourrie par la hausse du nombre d'acheteurs sur le Web (31 millions, +11 %) et par l'augmentation du nombre de sites disponible. Il s'en est créé 18.800 au premier trimestre et on en compte désormais 104.100.


« Chercher les bonnes affaires »

Le fait marquant de la période est la baisse de 4 % du panier moyen, à 89 euros. « Il s'agit du plus bas niveau enregistré depuis 2009 », note la Fevad. Mais ce recul est compensé par la fréquence des achats. Chaque cyberacheteur en a réalisé 5 en moyenne entre le 1er janvier et le 31 mars, contre 4,4 un an auparavant. « On voit que le e-commerce sert toujours, et plus que jamais en période de crise, à chercher les bonnes affaires, et ce de plus en plus souvent », résume Marc Lolivier, délégué général de la Fevad.


Parmi les secteurs d'activité, la mode poursuit sa conquête d'Internet (+14 %). En revanche, la croissance des ventes de produits high tech et d'électroménager s'essouffle (+5 %, contre +7 % au premier trimestre 2011). Mais les sites spécialisés comme Cdiscount, ou ceux de la FNAC ou Darty, surperforment le marché qui, selon la Banque de France, a baissé de 8 % sur la période.


Au terme du premier trimestre, enfin, Amazon (12,6 millions de visiteurs uniques par mois) s'affirme comme le premier site marchand en France, suivi de PriceMinister, eBay, Cdiscount (9 millions environ) et la FNAC. Les sites de La Redoute et Darty sont respectivement septième et quatorzième.

lundi 7 mai 2012

lundi 23 avril 2012

Le cloud computing pollue-t-il la planète ?

L’informatique dématérialisée ne l’est jamais vraiment : si vos données sont stockées en ligne via le «cloud computing», elles le sont dans des «data centers» géants et énergivores. Greenpeace publie une étude assassine sur le sujet. Mis en cause, Apple a dévoilé une partie de son jeu… Une opération qui ne trompe personne, rétorque Greenpeace.
Amazon, Apple et Microsoft ont «largement recours aux énergies sales» pour leurs services dématérialisés de type cloud computing (stockage de données en ligne), a affirmé mardi Greenpeace, qui a en revanche distribué des bons points à Facebook, Google et Yahoo!.

L'organisation écologique a publié mardi un rapport dans lequel elle note les comportements des géants des nouvelles technologies dans la gestion de l'informatique dématérialisée, ces services permettant aux internautes de stocker leurs données ou programmes en ligne.

Si ces données ne sont plus stockées sur les ordinateurs ou smartphones des particuliers, elles le sont dans des «data centers qui abritent des milliers d'ordinateurs stockant et gérant toutes les données prêtes-à-consommer que nous accumulons», note Greenpeace dans son rapport. Or, ces centres de données «consomment une très grande quantité d'électricité : l'équivalent d'environ 250.000 foyers européens pour certains d'entre eux», poursuit le rapport.

«On adore nos iPhone mais ils ne doivent pas rendre les choses plus difficiles pour la planète»

Amazon, Apple et Microsoft, trois entreprises américaines, «n'accordent pas suffisamment d'attention à la provenance de l'électricité qu'elles consomment et continuent d'avoir largement recours aux énergies sales pour alimenter» ces services dématérialisés, affirme Greenpeace.

«Il ne s'agit pas de clouer (ces entreprises) au pilori, nous essayons de les pousser dans la bonne direction, a expliqué Casey Harrell, un responsable de Greenpeace. On adore nos iPhone, ils nous facilitent la vie, mais ils ne doivent pas rendre les choses plus difficiles pour la planète.»

Yahoo! et Google continuent en revanche «de montrer l'exemple», tandis que Facebook «est désormais l'ami des énergies renouvelables», selon le rapport.

Cloud computing et environnement : le cas Apple

Apple a aussitôt réagi. Via un communiqué cité par le New York Times, la firme à la pomme a précisé que le centre de données évoqué par l’organisation environnementale consommerait environ 20 millions de watts en charge maximale, «nettement moins que l’estimation de Greenpeace, qui est de 100 millions de watts».

Le défenseur de la nature souligne néanmoins que l’investissement consenti par Apple pour ce data center, soit 1 milliard de dollars sur 10 ans, aurait dû, selon les prix du marché, lui permettre d’atteindre 100 millions de watts (d’où son estimation). «Apple est certes connu pour fabriquer des appareils plus coûteux que les autres, mais si son investissement de 1 milliard de dollars ne génère que 20 millions de watts en énergie, cela donnerait une dimension vraiment nouvelle au fameux Apple premium», ironise Greenpeace.

Et de conclure : «Tout en appréciant la tentative d’Apple de fournir davantage de détails sur son iData Center de Caroline du Nord, il ne semble pas qu’ils aient dévoilé la totalité de leurs informations. Au contraire, ils paraissent chercher à ne fournir qu’une sélection d’informations afin de minimiser leur empreinte écologique sale.»

Le dossier du cloud computing et de son impact sur l’environnement n’est décidément pas clos.